On doit s’étonner de la façon dont les caniveaux
sont construits à certains endroits au Bénin. Le cas le plus étonnant concerne
le caniveau bordant la voie Cotonou-Bohicon en construction au niveau de
Houègbo. Le constat est choquant : un poteau électrique au cœur d’un
caniveau !!! On n’a pas besoin d’être ingénieur des travaux publics pour
trouver cela anormal. Quelle conception a-t-on du caniveau ? Un ouvrage
décoratif ? Certainement pas. Car l’entrepreneur qui s’occupe de ce
chantier, en tant que spécialiste, ne saurait jamais concevoir le caniveau et
le destiner à une fonction décorative. Le caniveau a plutôt une fonction
utilitaire. Mais c’est ce qu’on pourrait penser en voyant l’ouvrage avec un
poteau électrique dressé en son sein.
De la sorte, l’eau ne peut jamais couler.
Et pour peu qu’on soit sensé, et jusqu’à preuve du contraire, on ne peut jamais
penser qu’il faut prévoir des séparations étanches dans un caniveau. Le plus
grave, c’est qu’il ne s’agit même pas d’un seul poteau mais de deux poteaux
distancés d’environ 50 m l’un de l’autre devant une école primaire publique de
la localité. Ce spectacle oblige à se poser des questions.
A qui la
faute ? Relève-t-elle de l’entrepreneur ? La situation est-elle due à
la Société Béninoise d’Energie Electrique(SBEE) qui n’a pas cru devoir déplacer
ses poteaux en son temps? Les structures de contrôle ont-elles constaté la
présence des poteaux dans le caniveau ? A moins que cette manière de faire
n’empêche pas l’eau de circuler librement. On voudrait bien y croire. Car si
les ordures empêchent les eaux de circuler, ce ne sont pas des poteaux en béton
qui les laisseront passer. A moins qu’on démontre le béton est perméable.
Mais en attendant, il serait
plus raisonnable qu’une correction soit apportée à l’ouvrage afin de rassurer
les populations dont les enfants fréquentent l’école.